A propos de “psy”
Quand aller consulter un “psy” ?
Un psy pour bébé ?
Comment travaille un “psy” quand il reçoit à son cabinet des enfants?
Combien de temps cela va-t-il durer ?
Vers quel “psy” ?
Quand aller consulter un “psy” ?
Quand vous ressentez le besoin de parler, de vous exprimer, parce que vous ne vous sentez pas bien ou que vous sentez que c’est difficile en ce moment pour votre enfant. Pour trouver des moyens d’aller mieux, peu à peu grâce à ce lien qui s’instaure.
Une fois la décision prise de consulter, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une rencontre. Une rencontre entre le psychisme du thérapeute et celui du patient. Il arrive que la rencontre ne se fasse pas, que vous ne vous sentiez pas à l’aise, il est conseillé alors d’en parler au thérapeute qui pourra ainsi vous orienter vers quelqu’un d’autre.
Un psy pour bébé ?
Le thérapeute, « psy » essai de donner un sens aux signes, aux symptômes qu’il repère chez le bébé, en les nommant et en les rapprochant à des faits vécus ou connus comme faisant partie de son histoire familiale.
On ne met pas le bébé sur un divan, les consultations se font avec la participation active du ou des parents.
Il s’agit de comprendre ce qu’il se passe dans la dynamique de la famille, et en aucun cas de faire des interprétations sauvages, ni en culpabilisant un des parents.
Le thérapeute en alliance avec les parents aide le bébé à comprendre ce qui se passe dans son environnement et à le libérer de son symptôme.
Comment travaille un “psy” quand il reçoit à son cabinet des enfants?
Le psychologue ne va pas utiliser uniquement la parole comme il le fait avec les patients adultes, il ne va pas allonger l’enfant sur un divan.
Avec les enfants, la thérapie est fondée sur le jeu, le dessin et la parole.
Combien de temps cela va-t-il durer ?
5 ans, 10 ans ?????
Comme il s’agit d’une rencontre entre le psychisme du thérapeute et celui du patient nous ne savons pas à l’avance combien de séance seront nécessaires pour que le patient petit ou grand aille mieux. La durée de la prise en charge se parle lors des premières séances, lorsque l’on définit un cadre.
Si vous venez consulter car votre enfant fait des terreurs nocturnes, si la naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur est difficile à vivre pour lui, un nombre de séances limitées sera suffisant.
Toute thérapie a une fin. Dans le cadre des consultations thérapeutiques parents bébé ou parent enfant on peut évaluer la prise en charge sur une dizaine de séances mais cela reste une évaluation car chaque patient est différent et l’on ne peut pas affirmer, que 10 séances suffiront.
Vers quel “psy”?
Entre le psychologue, le psychiatre, le psychothérapeute, le psychanalyste … on ne sait plus où donner de la tête !
1. Le psychologue clinicien
Les psychologues cliniciens sont des professionnels de la psychologie, discipline complexe qui regroupe de nombreux courants théoriques et pratiques : psychologie clinique, cognitive, comportementale, développementale, sociale, animale, différentielle, expérimentale, etc… Ces différents champs d’applications se rassemblent autour de cette étude scientifique des faits psychiques qu’est la psychologie (terme générique). Le psychologue, qui est spécialisé dans un courant scientifique spécifique peut donc être un professionnel du fonctionnement psychique et des psychopathologies, du comportement humain, de la personnalité et ou même des relations interpersonnelles
Après une licence et une maîtrise de psychologie, les futurs thérapeutes passent un Diplôme d’Enseignement Supérieur Spécialisé (DESS) de psychopathologie clinique (Bac+5) ou un Diplôme d’Etude Approfondie (DEA) suivi d’un stage dans le milieu professionnel (Bac+5).
Chaque Psychologue, comme les professions médicales et les auxiliaires médicaux doit faire enregistrer ses diplômes auprès de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS). Cela protège contre l’exercice illégal de la profession (peines prévues à l’article 259 du code pénal).
Le numéro ADELI vous garantit que le professionnel possède bien le titre de Psychologue et le droit d’exercer sa profession, (art.57 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002). La vérification est possible auprès de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales la liste des DDASS).
2. Le psychiatre
Un psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie et psychothérapie, qui diagnostique, traite et tente de prévenir les maladies mentales, les troubles psychiques et les désordres émotionnels d’origine organique, affective ou situationnelle (névrose, psychose, phobie, schizophrénie, dépression, angoisse, maladies psychosomatiques, etc.). Le psychiatre peut se spécialiser dans le traitement des adultes, dans celui des enfants et adolescents (pédopsychiatrie) ou encore dans celui des personnes âgées (gérontopsychiatrie).
Le psychiatre est diplômé de la faculté de médecine après une spécialisation (Bac+10).
3. Le psychanalyste
Un psychanalyste est un ancien analysant qui assume de diriger à son tour une cure analytique. Le psychanalyste écoute les associations libres de l’analysant d’une manière neutre et bienveillante. Il peut parfois décider d’interrompre ce discours par une intervention (interprétation psychanalytique) ou par la clôture de la séance (scansion). Le psychanalyste a la charge de garantir l’intégrité du cadre psychanalytique.
4. Le psychothérapeute
La psychothérapie (thérapie de la psyché) est une pratique née à la fin du XIXe siècle visant à donner du sens, à soigner et à résoudre les problèmes découlant d’une souffrance psychique rencontrée par des individus. Cette souffrance peut se manifester par des symptômes comme la dépression, l’anxiété ou éventuellement par des troubles du comportement (alimentaire par exemple). Les écoles sont nombreuses et correspondent à des références et à des pratiques très différentes voire contradictoires.
Dans les écoles d’inspiration psychanalytique, par exemple, un aspect central de cette pratique relève de la relation entre le psychothérapeute et le patient, celle-ci pouvant lui permettre de projeter ce qui le trouble dans l’image du thérapeute, ce que les psychanalystes appellent transfert. Cet aspect n’est toutefois pas essentiel, ni même reconnu dans d’autres courants de pensée (écoles systémiques et cognitivo- comportementales notamment.